Difficile d’imaginer se passer de Google, Apple, Meta ou Microsoft, tant leurs services numériques accaparent chaque aspect de notre quotidien. A l’ère de l’intelligence artificielle, l’emprise de ces géants basés aux Etats-Unis sur nos relations sociales, nos choix de consommation ou culturels, notre travail ou notre vision de la politique, érodent notre capacité à comprendre la réalité. 

Pour reprendre le contrôle, l’auteur et journaliste suisse Bruno Giussani propose d’adopter des alternatives à ces services dans un livre qui vient de paraître. Car cette dépendance technologique nous plonge petit à petit dans une soumission sociopolitique, dommageable aussi bien pour les utilisatrices et utilisateurs que nous sommes que pour la Suisse ou l’Europe.

La plupart des plateformes américaines sont devenues des systèmes verrouillés, dont l’accès coûte de plus en plus cher, désormais souvent soumis à un système d’abonnement. Au-delà du coût, nos données sont massivement utilisées sans que nous en soyons toujours conscients: les algorithmes de Google lisent nos courriels pour «personnaliser» nos boîtes e-mail, nos informations personnelles servent à l’entraînement des intelligences
artificielles.... 

Selon Bruno Giussani, il s’agit d’en être conscient au quotidien. Bonne nouvelle: il est tout à fait possible de se soustraire à cette influence américaine croissante sur nos vies. A petits pas et selon ses capacités. 

Il existe pléthore de services alternatifs, dont l’utilisation n’est pas soumise au siphonnage à grande échelle de nos données, et qui n’utilisent pas d’algorithmes pour influencer leurs usagers. Bon à Savoir en a compilé une liste non exhaustive, parmi lesquels figurent des offres européennes et suisses.