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- Les sociétés de recouvrement mettent la pressionA l’étranger, il est arrivé à certains d’entre nous de jeter une amende de parking déposée sur le pare-brise, persuadés que les autorités locales ne traqueraient pas un étranger. Cela arrive pourtant! Un lecteur vaudois s’est ainsi vu réclamer récemment la somme de 89 fr., par Creditreform, une agence de recouvrement possédant une succursale à Lausanne. La raison? Il n’avait pas payé une amende de stationnement de 50 € un an et demi plus tôt à Amsterdam! Après avoir reçu un rappel, qui a fait passer le montant demandé de 89 fr. à 127.20 fr., notre lecteur a préféré éviter un bras de fer et a réglé la facture. Directeur du bureau romand de Creditreform, Eric Girod confirme que la cité hollandaise mandate son entreprise, mais garde le silence sur le nombre de cas traités et d’éventuels autres clients. A partir du numéro de plaque, la société de recouvrement a tout simplement obtenu l’identité du détenteur du véhicule auprès du Service des automobiles et de la navigation vaudois (SAN). Le SAN explique qu’il fournit effectivement ces informations à toute personne qui en fait la demande écrite, contre émolument, sauf lorsque le détenteur a expressément demandé que ses données soient protégées. Il est extrêmement difficile d’évaluer l’importance du phénomène en Europe, mais il est clair que le cas n’est pas isolé. Des villes hollandaises, norvégiennes et suédoises, Londres ou encore Milan et Florence auraient notamment recours à des sociétés privées de recouvrement pour tenter de récupérer les montants dus. Cette voie efface l’obstacle que constituerait l’envoi direct d’une contredanse dans la langue de l’automobiliste étranger. C’est aussi un moyen de pression directe plutôt efficace, puisque certains automobilistes vont régler le montant exigé par crainte d’être mis aux poursuites.
Bon à Savoir
26.02.2014
Dernière mise à jour:
06.07.2022
06.07.2022
«Le temps où les conducteurs suisses pouvaient descendre dans le sud de la France, en roulant à tombeau ouvert et en toute impunité est bel et bien révolu», prévient Guillaume Etier, membre du Réseau des avocats de la route. Récemment encore, les amendes n’étaient généralement pas envoyées en Suisse. Et, lorsque cela se produisait, elles pouvaient être déchirées sans grand risque. Ce n’est plus le cas: Guillaume Etier cite l’exemple récent d’un a...
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