Sommaire
- en résuméSondez les compétences du médecinFinalement, c’est à chacun de décider s’il souhaite ou non recourir à la médecine esthétique. Mais il s’agit au moins de respecter quelques règles de prudence, qui peuvent éviter de cruelles déceptions:• Renoncez absolument aux produits de comblement antirides non résorbables. Quoi qu’en disent certaines publicités (ou même certains médecins), ils peuvent provoquer des dommages irréversibles.• Même les produits à effet non durable (y compris le Botox) présentent certains risques. En particulier quand ils sont mal injectés. N’hésitez donc pas à interroger votre médecin sur ses compétences et, en particulier, sur son expérience avec le produit qu’il propose. Un praticien sérieux doit toujours avertir son patient des risques du traitement. Finalement, le bouche à oreille reste le moyen le plus sûr pour éviter les mauvaises surprises.• Les injections antirides ne doivent être pratiquées que par des médecins – en aucun cas par des esthéticiennes!• Demander le prix du traitement, la durée de son efficacité et prenez le temps d’y réfléchir.2e encadréproduits non résorbablesCertains patients restent défigurés à vieLes produits de comblement antirides non résorbables sont unanimement déconseillés par les médecins et les autorités sanitaires. L’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic a même publié à leur sujet une mise en garde officielle dans le bulletin OFSP du 22 avril 2002. Jugés trop dangereux – du moins pour des indications cosmétiques – ces produits sont pourtant autorisés et encore utilisés en Suisse!Peser les risques«On ne peut pas enlever ces produits du marché, même s’ils peuvent provoquer des effets secondaires irréversibles. Car ils constituent un instrument indispensable à la chirurgie pour reconstruire des visages défigurés, justifie Isabel Scuntaro, adjointe au chef de la Division des dispositifs médicaux de Swissmedic. En revanche, on estime que le risque est trop élevé pour des utilisations d’ordre cosmétique. Finalement, c’est au médecin et au patient d’évaluer le danger de ces traitements en fonction du bénéfice escompté.»Trop dangereuxComme leur nom l’indique, les produits non résorbables (silicone, plexiglas, acrylamide, etc.) ne sont pas éliminés par l’organisme et ils apportent donc un effet durable: avantage à double tranchant, puisque les effets secondaires qui apparaissent dans environ 2 à 3% des cas restent aussi à vie, notamment des boules sous la peau et de vilaines boursouflures accompagnées de rougeurs (voir photos en page 6). «Même une intervention chirurgicale ne permet pas toujours d’y remédier, remarque Denys Montandon, spécialiste FMH en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique à Genève. Et si on arrive à enlever certains nodules, d’autres peuvent apparaître des années plus tard.»Prétendument fiablesC’est pourquoi les médecins renoncent, en principe, à proposer les produits non résorbables pour combler les rides. «Mais certains y recourent encore, regrette Denys Montandon. Il faut dire que les fabricants ne lésinent pas sur les arguments publicitaires pour vanter leurs produits durant les congrès de médecine. Et ils n’hésitent pas à prétendre qu’ils sont sans danger.» D’ailleurs, même les produits résorbables (collagène, acide hyaluronique, etc.) provoquent parfois des réactions indésirables. «Le collagène, notamment, peut être responsable d’allergies», remarque le Dr Montandon. Mais, au moins, ces effets disparaissent-ils dans un délai de 4 à 12 mois environ, quand la substance de comblement a été éliminée par l’organisme. Cela signifie aussi que les injections doivent être refaites régulièrement.Finalement, entre les dangers des traitements permanents et l’effet très passager des produits résorbables – sans compter les milliers de francs qu’ils coûtent – l’enjeu n’en vaut pas forcément la chandelle.
Bon à Savoir 08-2002
14.08.2002
Retrouver un visage lisse: voici le rêve de nombreuses femmes (et hommes) de tout âge et de tout milieu social. Or, les traitements disponibles sur le marché pour gommer les rides ne sont pas toujours à la hauteur des espérances qu’ils font naître. Et la publicité omet, en général, de signaler que des effets secondaires peuvent apparaître et que, dans le pire des cas, certains patients restent défigurés à vie (voir photos ci-contre).
C’est pourquoi, il vaut mieux savoi...
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