Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Emilie Amez-Droz* est une mordue. Quand elle n’est pas au laboratoire, à la bibliothèque ou dans quelque auditoire, l’étudiante en biologie troque ses habits de ville contre un équipement de «terrain». Dès l’aurore, elle parcourt la campagne, jumelles au poing, pour observer un oiseau migrateur signalé dans la région.

Les ambitions de la jeune femme, qui termine sa première année à l’Université de Neuchâtel, ne s’arrêten...