Sommaire
- la dose et le poisonUne relation mal définieGros problème environnemental, la pollution industrielle au mercure touche de nombreuses régions du globe. Les populations dont le régime alimentaire est basé sur des espèces de poisson «à risque» sont particulièrement exposées: en Amazonie, sur la côte thyrrénienne, à Madère, en Finlande... Problème: lorsqu’il s’agit de consommation répétée de toxiques à doses très modestes, il est très difficile de définir le seuil de dangerosité. Et les études qui vont dans ce sens se basent sur des intoxications dues à une consommation limitée dans le temps, mais de doses autrement plus importantes.Une étude américaine récente a toutefois porté sur une île des Seychelles dont les habitants consomment depuis plusieurs générations des poissons à teneur excessive en méthyl-mercure. Les résultats de l’étude sont essentiellement négatifs: aucun effet significatif n’a été observé sur les sujets de l’étude. En revanche, en Finlande, une étude de l’Université de Kuopio tend à associer à la consommation de poisson «au mercure» une augmentation de 32% du risque d’athérosclérose, et un risque accru (+70%) de développer une maladie coronarienne.
Bon à Savoir 11-2002
07.11.2002
Faut-il s’en inquiéter? Des analyses menées en avril de cette année par le Laboratoire cantonal de Genève montrent que sur douze échantillons de thon contrôlés, frais ou en boîte, quatre affichent une valeur supérieure à la valeur-limite de 1 mg/kg, fixée par la loi pour la teneur en mercure. Une enquête précédente du même laboratoire avait trouvé un taux de contamination identique (33%) sur 84 échantillons de poissons de mer divers – thon, marlin, veau de mer, etc.
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