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- Un pouvoir démesuré? Selon leurs détracteurs, les grandes agences de notation américaines, Fitch, Moody’s et Standard &Poor’s, parfois baptisées les «trois sorcières», peuvent plonger un pays dans une spirale infernale rien qu’en abaissant sa notation. La Cour des comptes italienne affirme, ainsi, que la dégradation de sa note en septembre 2011, à ses yeux injustifiée, lui aurait coûté pas moins de… 143 milliards de francs! Par quelle diablerie? Lorsqu’un Etat voit sa note dégradée, ses emprunts sur le marché peuvent subir une forte hausse des taux d’intérêt. Cette situation fragilise encore ses finances, ce qui est susceptible de provoquer un nouvel abaissement de sa note, et ainsi de suite. «Les baisses de notation entraînent une aggravation des tendances déjà à l’œuvre. C’est comme pousser quelqu’un qui est au bord d’un ravin», estimait, en 2011, Pier Carlo Padoan, économiste en chef à l’OCDE.
Bon à Savoir
26.02.2014
Dernière mise à jour:
06.07.2022
06.07.2022
Le top du top! En juin passé, la célèbre agence Standard & Poor’s (S&P) relevait d’un cran la note de solvabilité à long terme du canton de Vaud, la hissant ainsi au maximum possible («AAA»).
Ce genre d’évaluation est destiné aux investisseurs. Elle leur permet d’avoir une idée de l’aptitude d’un débiteur à respecter ses engagements grâce à une indication simple, mais basée sur un vaste ensemble de données. L’agence passe au crible...
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