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LE GOÛT AMER DES FRICANDEAUX

Habitante de Puplinge (GE), Georgette Spahni se plaît à soutenir le petit commerce local. Mais son dernier passage chez le boucher du village lui a laissé un goût amer. Ayant dans l’idée de cuisiner des fricandeaux, elle se laisse tenter par une pièce de bœuf, vendue 35 fr. le kilo, et demande qu’on la lui coupe en fines tranches. Le boucher s’exécute à l’aide d’une trancheuse, la cliente rentre chez elle et commence à cogiter. L’achat lui a coûté 41.20 fr. Elle pèse sa viande: 1080 grammes. La viande lui a été vendue 3.40 fr. de plus que le prix indiqué. De retour à la boucherie pour demander une explication à ce surcoût, elle s’entend dire qu’il correspond au nettoyage de la trancheuse après la découpe. La méthode est inélégante, mais le boucher, contacté, précise qu’il pratique des prix bas et que, pour réaliser de belles tranches pour fricandeaux, il a dû laisser de côté une petite partie de la pièce de bœuf. Des reliquats qui seront déclassés et vendus moins cher. Il admet aussi que la découpe impose un nettoyage minutieux de la trancheuse, raison pour laquelle il incite ses clients à lui passer commande de préférence la veille. En tant que commerçant, un boucher peut fixer ses prix librement. Il n’empêche: facturer la découpe ou le nettoyage d’une trancheuse ne fait pas partie des usages de la branche, comme nous le confirme le président de la Société patronale des bouchers-charcutiers de Genève. Selon lui, il faudrait au minimum informer le client.