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En lieu et place de fleurs…

Les familles endeuillées proposent parfois, dans leur faire-part, de remplacer l’envoi de fleurs par un don auprès d’une fondation. Le geste devenu courant peut s’accompagner de certaines déconvenues.

Daniela Cerqui, lectrice basée à Lausanne, a bataillé six mois durant pour identifier et remercier les proches ayant honoré la mémoire de sa mère par un don auprès de la Fondation Asile des aveugles. Si la Fondation envoie habituellement des remerciements personnels et un formulaire l’autorisant à divulguer l’identité des donateurs, cela n’a visiblement pas été fait pour les proches de Daniela Cerqui. Après en avoir pris conscience, celle-ci a demandé une liste de leurs noms.

«Nous lui présentons à nouveau toutes nos condoléances, mais ne pouvons hélas pas répondre à sa requête», regrette la Fondation. Cela au nom de la Loi sur la protection des données (LPD). «J’ai eu l’impression d’être dépouillée de quelque chose», regrette notre lectrice. Elle espère que le partage de son expérience permettra à d’autres familles en deuil d’éviter pareille mésaventure.

La Fondation Asile des aveugles suggère d’ajouter une ligne à l’annonce mortuaire: «mention en souvenir de XX, merci de préciser si vous autorisez la fondation/l’association à informer la famille de votre don». Chaque organisme a sa propre façon de faire. Ainsi, la Ligue suisse contre le cancer informe les familles des dons reçus et des identités des donateurs, sauf si une personne souhaite explicitement rester anonyme. Les deux institutions conseillent aux familles de veiller à bien communiquer leurs coordonnées ainsi que les prénom(s) et nom de la personne décédée. Les donateurs doivent aussi l’indiquer clairement pour que le lien soit établi.

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