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Edito: Assurer ses arrières

Voyage ou pas voyage cet été? La question qui se pose, cette année, ressemble furieusement à celle de l’an dernier. Pandémie oblige, la préparation des vacances devient un vrai casse-tête. Car si l’on peut, en principe, compter sur son assurance en temps normal, il n’en va pas de même en ce moment. Certaines compagnies différencient par exemple une annulation due au Covid-19 de celle d’une autre maladie.

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans une réservation, c’est que les assurances voyages considèrent la crise du coronavirus comme un élément préexistant. En clair, nombre d’événements que vous pourriez rencontrer ne peuvent plus être envisagés comme inattendus ou imprévisibles. Si la pandémie flambe sur votre lieu de vacances et que vous renoncez, par crainte de tomber malade, à vous la facture! Idem si votre pays de destination ferme ses frontières. Ce genre de situation constituera une mise en danger volontaire, qui ne sera donc pas couverte. Pour vous aider à vous préparer, nous avons comparé les prestations de douze compagnies d’assurance (lire ici).

Dans ce numéro, nous avons également établi un comparatif des assurances complémentaires pour les hospitalisations en divisions privée et semi-privée (lire ici). Le premier écueil à franchir avant de s’intéresser aux primes, c’est bien sûr de remplir les critères d’admission d’un assureur. Autant dire qu’il vaut mieux être jeune et en bonne santé. Passé 50 ans, voire moins, les caisses en quête de «bons risques» refuseront certainement votre demande d’affiliation sans en justifier les raisons. En toute légalité. D’où l’importance, si vous bénéficiez déjà d’une telle couverture et que vous décidez d’en changer, de vous assurer une garantie d’admission sans restriction chez un nouvel assureur.

Paradoxe de ces complémentaires d’hospitalisation: il n’est pas rare que les personnes âgées, et donc les plus susceptibles d’être hospitalisées, doivent résilier leur police pour des raisons financières après avoir payé des montants conséquents pendant de nombreuses années. Quelques solutions existent pour diminuer la note mais, avant de signer, mieux vaut évaluer ce que vous serez en mesure de payer une fois la retraite arrivée, et vous diriger vers des solutions moins onéreuses le cas échéant.

Pierre-Yves Muller
Rédacteur en chef