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Edito: A la sieste!

Un an bientôt que naviguons tous entre contraintes et restrictions. Que nous nous adaptons en permanence à de nouvelles règles. Aux masques, au gel hydroalcoolique à chaque coin de trottoir, aux distances, à l’isolement de nos proches. L’euphorie des débuts, teintée de craintes mais parfois aussi d’amusement, a laissé place à un pesant ras-le-bol. Un épuisement diffus. Beaucoup d’entre nous sont de retour à la maison, en télétravail pour certains, dans une sombre incertitude de l’avenir pour d’autres. Le manque d’activité physique se fait sentir, comme l’absence de contacts. Les skypéros ne nous amusent plus, les visioconférences non plus.

Difficile dans cette situation de garder une forme physique et mentale satisfaisante. Parfois les dérapages guettent, quand les petits plaisirs nouveaux deviennent des habitudes, voire des addictions, légitimées par un contexte angoissant (lire en page 18).

Pourtant, si le tableau n’est pas très souriant, la pandémie que nous vivons nous a aussi permis de (re)découvrir les vertus de la sieste, soudain facilitée par le télétravail. Car si on la vante à grand coup de salles de repos douillettes dans les grandes entreprises de la Silicon Valley, la sieste n’est pas particulièrement populaire sous nos latitudes.

Elle peut néanmoins devenir un précieux allié. En cas de dette de sommeil notamment, mais également pour renforcer le système immunitaire, restaurer la vigilance ou améliorer les performances cognitives et la mémoire.

Dans le dossier que nous consacrons à ce sujet (lire en page 12), nous nous sommes penchés sur les avantages mais aussi les inconvénients de cette pratique. En cas d’insomnie chronique par exemple, un petit somme après le repas de midi risque bien d’aggraver la situation. Mais pour les autres, maîtriser l’art de la sieste contribuera sans aucun doute à vous regonfler le moral et, qui sait, alléger l’attente d’un retour à la vraie vie.

Pierre-Yves Muller
Rédacteur en chef