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Edito: Des maux sans mots

On estime qu’un adulte sur cinq souffre de douleurs chroniques en Suisse. Une souffrance qui constitue aussi la première cause de consultation chez les généralistes: 60% des cas. Cette atteinte, non seulement impossible à observer mais également très variable d’un individu à l’autre, tant sur sa forme que son intensité, plonge de nombreux patients dans une situation de détresse aussi bien physique que morale. Elle peut avoir des conséquences désastreuses sur la vie familiale, sociale et professionnelle. La douleur devient ainsi une maladie en soi, indépendante de l’affection qui l’a causée.

Lorsque les mesures thérapeutiques simples et usuelles, souvent par des prises de médicaments, n’aboutissent pas à un soulagement, faire appel à un centre de la douleur reste la plupart du temps le dernier recours pour mettre fin à une pénible errance médicale.

Dédiés à la prise en charge de ces symptômes invalidants et complexes, ces centres pratiquent une approche et une prise en charge multidisciplinaires avec une investigation spécifique.

Et si les patients ont été longtemps abandonnés à leur sort, il existe aujourd’hui de nombreux outils thérapeutiques pour soulager les maux et améliorer la qualité de vie. Des infiltrations d’anesthésiques ou de cortisone aux neurostimulateurs implantés directement dans la moelle épinière, de la désensibilisation des nerfs à l’hypnose, la palette à disposition des soignants ne cesse de s’élargir. A quoi sert la douleur? D’où vient-elle? Pourquoi est-elle parfois utile et d’autres fois pas? Dans le dossier que nous consacrons à ce sujet, vous découvrirez comment appréhender ce mal mêlant sensations et émotions, quelles sont ses causes principales et quels espoirs les progrès de la médecine font naître.

Pierre-Yves Muller
Rédacteur en chef