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Coronavirus: remboursement au cas par cas

Alors que nous avions posé la question de manière générale, les dernières nouvelles du week-end ont permis d’y voir plus clair s’agissant du remboursement pour les manifestations annulées suite à l’épidémie croissante de coronavirus.

Ainsi, les amateurs de bolides se verront rembourser leurs billets pour le salon de l’auto, premier événement public «victime» du Covid-19. De son côté, le TCS a annoncé faire un geste et décidé unilatéralement de rembourser les personnes qui ont réservé des hôtels à Bâle pour assister au carnaval, lui aussi annulé. Cela concerne bien entendu les détenteurs d’une assurance annulation de type Eti, mais permettons-nous d’espérer que d’autres compagnies d’assurance emboîteront le pas au TCS. Ce d’autant que les autorités fédérales ont décidé d’interdire jusqu’au 15 mars, en tout cas, toutes les manifestations publiques ou privées réunissant plus de 1000 personnes, tout en excluant un quelconque remboursement de la part de la Confédération. La décision de rembourser – ou pas – repose donc sur les épaules des organisateurs des manifestations concernée et subsidiairement sur les assureurs.

Et les vacances?

Même raisonnement pour les voyageurs censés se rendre ces prochaines semaines dans un pays «à risque». Les autorités n’ayant pour le moment pas émis d’interdiction de voyager vers ces contrées, ceux qui souhaitent annuler leur séjour en Italie par exemple devront négocier avec leur voyagiste, le transporteur aérien et/ou l’établissement hôtelier. Pour ceux qui prennent le risque de se retrouver coincé en quarantaine à l’étranger, qu’ils n’espèrent pas de dédommagement de la Confédération – c’est la responsabilité individuelle qui prend le pas. À chacun donc de faire sa propre pesée des intérêts: si j’annule mon voyage, c’est pour ma pomme, à moins que je sois au bénéfice d’une assurance annulation qui couvre expressément les cas d’épidémie. Et si j’y vais quand même et que je suis bloqué en quarantaine sur place, je devrai probablement supporter les frais supplémentaires liés à ce «séjour prolongé».

Kim Vallon