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Vos bobos en 20 minutes, top chrono

Les diplômes qui ornent la salle d’attente des médecins de famille ont des conséquences sur la durée de la consultation. Le quotidien Le Temps relève ainsi que seuls les généralistes qui ont terminé la formation de «spécialiste en médecine interne générale» peuvent facturer tous les actes effectués dans le cabinet. Ceux qui ont un diplôme de «praticien» obtenu, pour la plupart, dans un pays de l’UE, voient en revanche leur champ d’action limité. Ils peuvent ainsi difficilement prolonger l’examen au-delà de la limite de 20 minutes imposée par le Conseil fédéral depuis 2018.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) explique que ce seuil peut être repoussé si le médecin l’estime nécessaire, mais pour autant qu’il soit habilité à le faire. Dans les faits, la plupart des gestes médicaux justifiant de faire durer l’examen sont cependant réservés aux internistes. Pas question, pour les praticiens, de prolonger l’auscultation de base du patient ou de tendre une oreille attentive aux patients déprimés lors d’une «consultation psychothérapique ou sociale de premier recours». «Pour facturer ces prestations, il faut avoir les qualifications requises», justifie la Fédération des médecins suisses (FMH). La FMH et l’OFSP se renvoient la balle sur l’inégalité générée par ces règles. Et tant pis si la relève en médecins de famille fait cruellement défaut. chr