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Être une femme recalée, c'est pas si facile…

Lors d’un entretien d’embauche, on m’a demandé si j’entendais avoir d’autres enfants. J’ai répondu honnêtement. Malgré mes qualifications, Je n’ai pas été retenue. Par téléphone, le patron m’a expliqué qu’il ne voulait pas prendre le risque d’engager une «jeune maman» qui voulait encore des enfants, et qui manquerait sans arrêt à cause des congés maternité ou des «maladies des gamins». Cette réponse est-elle acceptable?

Non. La loi sur l’égalité entre femmes et hommes prohibe, dans les rapports de travail, toute forme de discrimination qui serait basée sur l’état civil ou la situation familiale d’un travailleur, ou, s’agissant de femmes, sur leur grossesse. Cette règle s’applique également lors de l’embauche. Si la candidate recalée pour des motifs clairement discriminatoires ne peut pas exiger d’être engagée malgré tout, elle peut néanmoins requérir du juge une indemnité équitable, qui peut aller jusqu’à trois mois de salaire. Mais elle devra prouver qu’elle a été victime d’une inégalité de traitement prohibée, ce qui n’est pas toujours aisé en pratique, surtout si les raisons du refus lui ont été données oralement seulement, et qu’elles ne correspondent pas aux explications qui lui sont communiquées par écrit sur demande.

Pour rappel, un employeur a l’interdiction de poser, lors de l’entretien d’embauche, des questions concernant la sphère intime de la candidate qui n’auraient aucun lien direct avec le poste. Il ne peut pas demander à sa future collaboratrice, entre autres, si elle est enceinte ou entends l’être, à moins que le travail soit dangereux pour elle dans ce cas d’espèce. La postulante a parfaitement le droit d’éluder ces questions, voire carrément de mentir si cela est nécessaire.

 

Silvia Diaz