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Serafe, les nouveaux anges gardiens de la redevance

Les premières factures ont à peine été envoyées que déjà, les esprits s’échauffent. Il faut dire que la question de la redevance radio-TV est un sujet qui fâche, et ce depuis longtemps. La grogne était pourtant quelque peu retombée en fin d’année, avant le passage de témoin entre Billag et son successeur, le bien(ou mal ?) nommé Serafe. La perspective d’une redevance «allégée» au niveau du montant et l’espoir du «ça ne peut pas être pire» aidant, le citoyen a mis son poing dans sa poche.

Du côté de Bon à Savoir, nous avions œuvré pour que la transition se fasse de la manière la plus douce possible, avec à l’appui un article très complet de notre rédaction sur les tenants et aboutissants de la redevance nouvelle mouture, publié au moment où les premiers citoyens recevaient leur facture Serafe (voir «Sur les ondes de la redevance» https://www.bonasavoir.ch/927541-sur-les-ondes-de-la-redevance ).

Malgré ces précautions, c’est la stupeur et l’incompréhension qui règnent depuis lundi. Là où tout le monde s’attendait aux fameux «365 frs. par an, 1 fr par jour» (argument phare de la campagne pour le maintien de la redevance), chacun se retrouve avec des montants à payer différenciés en fonction de la tranche de facturation à laquelle ils ont été attribués. Les raisons de cet échelonnement, bien que clairement expliquées dans un petit mémento de Serafe accompagnant chaque facture, suivent une logique qui échappe à la majorité des citoyens. Pourquoi tel montant, pourquoi tel groupe, comment faire pour échelonner l’échelonnement… autant de questions qui assaillent notre permanence juridique depuis lundi. Pour rappel, l’article susmentionné («Sur les ondes de la redevance») répond à toutes ces interrogations.

Autre point de friction, la notion de ménage, base sur laquelle s’appuient Serafe pour établir leur facturation. Une base qui elle-même se réfère à une liste élaborée à partir des informations fournies par les communes. Or, il semblerait que certaines de ces informations soient erronées, en témoignent les nombreux bugs au niveau de l’adressage des factures. Problème: chacun se renvoie la balle, Serafe renvoyant les mécontents à leur contrôle des habitants tandis que les communes rejettent la faute sur Serafe. Nous ne sommes pas là pour arbitrer cette scène de ménage, mais à l’instar de nos abonnés qui se retrouvent entre le marteau et l’enclume avec des bulletins de versement mal adressés, nous aimerions savoir à qui il faut précisément s’adresser pour faire rectifier ces erreurs… d’adresse!

En attendant que les principaux concernés prennent position (et surtout leurs responsabilités), nous conseillons à tous ceux dont l’adresse ou le nom figurant sur la facture Serafe de contacter en premier l’administration en charge du contrôle des habitants, vu que les ménages sont constitués sur la base de leurs données, et de demander une attestation qu’ils enverront ensuite à Serafe pour faire modifier l’adressage de la facture (supprimer un nom apparu par erreur dans le «ménage» par exemple). Ces démarches pouvant prendre du temps, il est vivement recommandé de prévenir Serafe par écrit que le règlement de la redevance sera effectué une fois les données concernant le ménage corrigées dûment par la commune.

Kim Vallon