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Frais administratifs des caisses maladie: du simple au double

En 2017, la gestion des assurés a coûté 1,4 milliard de francs aux compagnies, soit 6% de plus que l’année précédente. Une augmentation difficile à justifier, d’autant qu’il y a de grandes différences entre les assureurs.

La saison de la chasse a commencé avec, chaque soir sur les téléphones, des propositions des assureurs maladie invitant à changer de caisse. Et, le comble, c’est que le coût de ces appels intempestifs se répercute sur les primes. Selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), les compagnies consacrent 55 millions de francs par an au recrutement de nouveaux assurés, dont 38 millions finissent dans les poches des courtiers.

La promotion représente toutefois moins de 4% du total des frais administratifs de la branche. En 2017, ils se sont élevés à 1,4 milliard de francs, soit 171 fr. par assuré. Loin de diminuer, ces coûts ne cessent de grimper. Ils ont ainsi augmenté de 17% depuis 2009, alors que le niveau des prix a, lui, baissé de 1% depuis!

Du simple au double

Tous les assureurs ne sont toutefois pas aussi dépensiers dans ce domaine. Helsana a ainsi consacré 258 francs par assuré aux frais de gestion alors que la CSS a déboursé 124 francs pour ce poste. Les 2,4 millions d’assurés de Helsana, CPT, Progrès et Sanitas ont ainsi payé davantage que la moyenne (voir tableau). Ceux d’Assura, Concordia, CSS, Groupe Mutuel et Visana ont en revanche payé moins.

Helsana justifie la différence par la mise en place d’un important projet informatique et l’amélioration du suivi des assurés. La caisse invoque également l’âge élevé de ces derniers avec, à la clé, des dossiers plus complexes à gérer. Un élément que confirment les chiffres de l’OFSP, mais qui n’explique pas tout. Car, selon Monsieur Prix, comme le nombre d’assurés augmente constamment en Suisse, les coûts devraient être mieux répartis.

Ces différences ne sont pas prêtes de disparaître, car rien n’incite les caisses à dépenser moins que la moyenne. Si le poste de la gestion augmente, l’OFSP leur demande seulement de justifier la hausse et de la limiter au minimum. Berne se garde bien de préciser qui a reçu ces avertissements.

Eric Breitinger / chr