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10 casques pour vélos électriques rapides: des casques qui n’aiment pas la vitesse

vélos électriques rapides La loi exige le port d’un casque lorsqu’on roule avec un vélo électrique rapide. Nous avons testé dix modèles avec une norme développée spécialement pour ces engins aux Pays-Bas. Quatre d’entre eux n’ont pas passé le cap.

Vous êtes-vous déjà demandé si votre casque était vraiment adapté à votre vélo? Cette question, qui n’avait pas vraiment lieu d’être, il y a quelques années, est plus que jamais d’actualité. En six ans, depuis l’introduction obligatoire du port du casque pour les vélos électriques rapides (lire encadré «Que dit la loi?»), ce marché a augmenté de façon impressionnante jusqu’à atteindre, en 2017, près d’un quart des ventes de e-bikes dans notre pays.

Lorsque vous achetez ce genre d’engin, on vous avisera au mieux que le port du casque est obligatoire, mais on vous guidera le plus souvent vers un modèle traditionnel pour cyclistes, dûment homologué selon la norme EN 1078 reconnue en Suisse.  Ce qui est parfaitement légal.

Protocole plus sévère

Pourtant, en France, en Italie, en Allemagne ou en Autriche, le casque moto est obligatoire pour de tels vélos. Nous avons donc voulu savoir comment les casques traditionnels pour cyclistes vendus aux consommateurs se comportaient lors de chocs à plus grande
vitesse.

Nous avons choisi de les tester selon une norme développée aux Pays-Bas (NTA 8776), spécialement conçue pour ces vélos électriques rapides (speed e-bikes).

Dix casques du commerce, homologués à la norme EN 1078, ont été confiés à un laboratoire indépendant. Chaque modèle a subi une série de tests de déchaussement et d’absorption des chocs sur une enclume à des vitesses se situant entre 19,5 km/h et 23,4 km/h, alors que la norme reconnue en Suisse exige des impacts à des vitesses respectives de 16,2 km/h et de 19,5 km/h. Ce test n’était donc pas destiné à mesurer la conformité des modèles testés, mais bien de les soumettre à des conditions plus exigeantes que la norme légale pour savoir si elle était suffisante.

Une protection adaptée, c’est mieux!

A l’arrivée, quatre casques sur dix n’ont pas passé le test hollandais (voir tableau). Sachant qu’un cycliste motorisé sur six a déjà chuté dans le trafic et que, selon le Bureau de prévention des accidents (BPA), les conducteurs expérimentés sont davantage exposés que ceux circulant occasionnellement, le choix d’une protection n’est pas anodin. Toujours selon le BPA, le port du casque réduit le risque de blessure à la tête de moitié. On ne peut donc que vous conseiller de demander spécifiquement un modèle adapté aux vélos que vous achetez!

Même si tous les casques testés répondaient aux normes légales reconnues en Suisse, nous avons soumis les résultats de notre test aux fabricants. Coop nous a répondu que le Leopard Street n’était pas destiné à ce genre d’usage et qu’on trouvait dans leur assortiment des modèles spéciaux pour ce genre de vélos. KASK déclare que ses produits répondent aux exigences légales suisses et qu’ils ne sont en aucun cas conçus pour répondre à une norme plus stricte comme celle que nous avons utilisée.

Uvex affirme ne pas être étonné du résultat puisque ce casque, homologué à la norme EN 1078, n’est pas prévu pour des chocs aux vitesses utilisées dans notre test. La marque propose d’opter pour d’autres modèles de la marque qui répondent à une norme plus exigeante, adaptée aux vélos électriques rapides.

Abus n’a pas réagi concernant son modèle Hyban, mais c’est la seule marque dont l’un des casques testés – le Pedelec –  est déjà conforme à la norme hollandaise et s’avère effectivement adapté.

Pierre-Yves Muller

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