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Quand l’électronique met le turbo

technologie En l’espace de vingt ans, les appareils n’ont pas tous progressé de la même manière. Certains ont légèrement évolué, tandis que d’autres ont fait leur révolution.

«Bon à Savoir» n’avait pas même soufflé sa première bougie lorsque la collaboration avec La Bonne Combine s’est mise en place. Depuis, plus de 250 000 appareils sont passés par notre atelier de réparation pour être sauvés d’une mort prématurée. Nous avons ainsi pu éviter d’envoyer des milliers de tonnes d’objets à la casse et approfondir nos connaissances en suivant de près l’évolution des appareils. Petit tour d’horizon.

Aspirateurs
Les aspirateurs sans sacs rivalisent désormais avec les modèles traditionnels. Aucune des deux technologies n’a pris le pas sur l’autre, chacune ayant des qualités et des défauts qui lui sont propres. Le système cyclonique, devenu populaire avec Dyson, a été repris par une grande partie des constructeurs qui le proposent sur certains modèles. Mais l’innovation la plus marquante reste l’apparition des aspirateurs robots. Un concept de rêve pour s’éviter une tâche ingrate! Hélas, leur taille réduite limite leurs performances au point de n’être qu’un complément aux appareils traditionnels.

Machines à café
Les modèles à capsules ou automatiques se partagent désormais une énorme partie du marché. Au fil des années, ces machines ont progressé en réduisant considérablement le temps de préchauffage de l’eau. Une étiquette-énergie a également fait son apparition, incitant les fabricants à optimiser le fonctionnement de leurs appareils par le biais, notamment, d’un déclenchement automatique (auto-stop). Si l’aspect pratique et hygiénique de ces modèles a séduit de nombreux consommateurs, rappelons que le prix de revient d’une tasse de café reste élevé par rapport à d’autres systèmes (machine à expresso, etc.).

Fers à repasser
Le poids des appareils a diminué pour le plus grand bonheur des utilisateurs, mais bien souvent au détriment de la solidité. La forme de la semelle a été revue et la puissance de la vapeur augmentée. Presque toutes les marques proposent des stations de repassage ou des systèmes sophistiqués dotés, par exemple, d’une planche de repassage active. Le calcaire, qui est le plus grand ennemi de ces dispositifs, est désormais combattu grâce à l’adjonction de cartouches adoucissantes. Le contrôle de la température, autrefois électromécanique, est désormais électronique. Ce qui permet, entre autres, d’arrêter automatiquement l’appareil s’il n’est pas utilisé.

Lave-linge
Dans ce secteur, l’effort des constructeurs s’est porté sur l’efficacité énergétique. Cela passe par la réduction de la quantité d’eau nécessaire, l’allongement des durées de lavage et l’augmentation de la capacité. L’inox de la cuve a disparu au profit du plastique et la taille du hublot a été agrandie pour faciliter le chargement du linge. Les machines sont désormais pilotées par des micro-contrôleurs.

Lave-vaisselle
Tout comme les lave-linge, les lave-vaisselle accueillent davantage d’électronique que par le passé. Et ils ont surtout été repensés pour être moins gourmands. Dans cette optique, la forme de la cuve a été revue et les systèmes d’aspersion ont été optimisés, afin que la machine parvienne à faire le même travail avec moins d’eau.

Réfrigérateurs et congélateurs
L’introduction de l’étiquette-énergie et des classes ont joué un grand rôle dans la réduction de la consommation des appareils. On trouve désormais sur le marché des réfrigérateurs de classe AAA dont l’appétit nous laisse songeurs par rapport à celui des modèles des années 90. D’autres améliorations ont été apportées tel que la technologie sans givre (no frost) pour les compartiments de congélation ou les zones longue conservation – proche de 0º C – pour les réfrigérateurs.

Cuisinières électriques
L’emploi d’un plans de cuisson vitrocéramiques s’est généralisé au cours des deux dernières décennies. Dans ce contexte, les plaques à induction représentent la plus grande évolution. Cette technologie reste pourtant très minoritaire, car son prix est élevé et la longévité des anciennes cuisinières ralentit son essor. Du côté des fours, la chaleur pulsée est désormais un standard et la vapeur est de plus en plus répandue.

Chaînes hifi
La numérisation a bouleversé la donne. Autrefois, une chaîne hifi était un assemblage de divers supports de stockage du son (platine, lecteur CD, etc.) avec un système de diffusion (amplificateur et haut-parleurs). La digitalisation a rendu inutiles les anciens lecteurs et la reproduction du son se résume bien souvent à des enceintes actives reliées sans fil au support de stockage (smartphone, baladeur MP3, etc.).

Téléviseurs
C’est l’un des appareils qui a subi la transformation la plus radicale au cours des vingt dernières années. Fini les lourds et encombrants postes cathodiques, bonjour minceur, haute définition et internet. Mais, pour arriver à ce résultat, la technologie s’est numérisée et les écrans LCD ont dû faire d’énormes progrès. Car, si les premiers écrans LCD datent des années 70, ce n’est qu’à partir de la fin de la décennie écoulée que les fabricants sont parvenus à produire des écrans HD à des prix raisonnables.

Ordinateurs
Leurs performances ont littéralement explosé avec, entre autres, des processeurs qui n’ont cessé de progresser pour être mille fois plus puissants qu’il y a vingt ans! Mais, évidemment, la principale révolution s’appelle internet. C’est elle qui a principalement transformé le visage de l’informatique  et créé le monde numérique que nous connaissons aujourd’hui.

Téléphones mobiles
Ce secteur a, lui aussi, été totalement chamboulé. En 2000, le géant Nokia sortait l’un des modèles les plus vendus et les plus mythiques: le 3210. Aujourd’hui, Nokia n’est plus rien dans le monde de la téléphonie! Et on célèbre déjà les 10 ans du premier iPhone qui est à l’origine d’une petite révolution. Mais n’oublions pas que le succès des smartphones qui en a découlé n’aurait pas été possible sans l’évolution des réseaux mobiles: un téléchargement qui, aujourd’hui prend deux secondes, aurait pris plus de neuf heures sur les premiers réseaux!

Christophe Inaebnit