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Prestations à la baisse, prix à la hausse

sondage Les résultats d’un sondage de l’Institut GfK donne tout son sens à notre initiative: le service public est encore en bon état, mais se dégrade et devient inabordable. Il faut donc enrayer le mouvement.

Certes, la qualité des prestations offertes par les services publics est encore satisfaisante, mais elle se dégrade et les prix sont trop élevés. Telle est la conclusion d’un sondage mené en mars 2016 par l’Institut GfK*.

CFF – Trop chers!

Les passagers des CFF sont des consommateurs plutôt sympas, puisqu’ils plébiscitent largement le confort des wagons et l’amabilité du personnel. Tolérants même, puisqu’ils ne s’en trouvent «que» 25,2% à s’insurger contre les wagons bondés et 25,4% à dénoncer le nombre toujours plus restreint de guichets disponibles dans les gares. Mais, comme il y en a autant à estimer que la situation n’est que «satisfaisante», cela veut dire que la moitié des sondés est sur la réserve. Et, surtout, la très grande majorité d’entre eux estime que le prix du billet de train est trop élevé (graphique A).

La Poste – Ça ferme!

La situation est moins nuancée pour La Poste. Si la distribution du courrier et des paquets est appréciée, un gros quart des clients estiment que l’ouverture des guichets est insuffisante. Mais surtout, 82,8% d’entre eux dénoncent la fermeture des offices postaux, ces dernières années (graphique B), et les deux tiers désapprouvent la disparition régulière des boîtes à lettres relevées par les postiers. Par ailleurs, si le prix pour le cheminement d’une lettre (jusqu’à 50 g) – sous monopole – est jugé correct par 81,7% des usagers, ils sont presque un sur deux à estimer que celui des paquets – du seul ressort de La Poste – est exagéré.

Swisscom – Hors de prix!

La tendance est claire du côté de Swisscom: il n’y a même pas une personne sur quatre à trouver que les abonnements à la téléphonie mobile sont vendus au juste prix (graphique C). Et moins encore (11,2%) lorsqu’on évoque les tarifs astronomiques du roaming, ne serait-ce qu’en regard de ceux pratiqués dans les pays de l’UE, nettement inférieurs. Sans juger de la qualité, la cherté du service est donc clairement montrée du doigt.

 *L’enquête a été conduite par l’Institut GfK à notre demande. Entre le 7 et le 9 mars 2016, 1000 personnes de 15 à 75 ans, domiciliées aussi bien en Suisse romande qu’en Suisse alémanique, ont été interrogées par téléphone. La sélection de cet échantillon représentatif a été faite selon le sexe, l’âge, le lieu de domicile et la taille du ménage. La marge d’erreur maximale est de 5%.

Christian Chevrolet