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En finir avec le démarchage téléphonique

Il y a des choses qui semblent aller de pair… Ainsi, à chaque fois que des lecteurs se plaignent d’avoir été piégés par des démarchages téléphoniques, une société de recouvrement se manifeste pour tenter d’obtenir le paiement de la commande contestée. Une habitude qui, désormais, ne semble plus être l’apanage des commerces cherchant à tout prix à fourguer leur marchandise, puisque même des associations à but non lucratif s’y mettent .

Le consommateur a-t-il vraiment répondu positivement à un moment ou à un autre? Peut-être bien, mais reste à déterminer de quelle manière… Souvenez-vous du jeu qui consiste à ne jamais répondre ni oui ni non: le harcèlement téléphonique que certains camelots font subir à leurs interlocuteurs va exactement dans le même sens! Qu’un tout petit oui soit murmuré à un moment ou à un autre, et la machine à imposer, puis à encaisser peut se mettre en route.

Il suffirait pourtant de presque rien pour que ce type de marchandage cesse: compléter l’article 40b du Code des obligations en estimant que la vente par téléphone est assimilable à une vente à domicile. Du coup, le consommateur aurait un droit de révocation dans les sept jours qui suivent la confirmation écrite de la commande. Et pour contourner les petits malins qui vendent – comme par hasard – leurs produits à 99 fr., il faudrait encore supprimer la limite inférieure de 100 fr. pour pouvoir bénéficier de ce droit. Le Parlement a décidément du pain sur la planche!

Christian Chevrolet