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Edito: Le cerveau au repos

Et si on ramenait un instant le présent au premier plan? En écartant un peu la rumination des épisodes passés, la crainte des échéances à venir. En un mot: méditer.

Car non, méditer n’est ni faire le vide, ni philosopher sur la vie et la mort. Mais apprendre à apprivoiser ses pensées pour ne plus les laisser nous envahir. Prendre un moment pour soi, non pas pour glisser quelques grammes d’égocentrisme dans ce monde de brutes, mais pour mieux revenir vers les autres. Un peu comme on le ferait en cas d’urgence dans un avion, quand on met le masque à oxygène en premier pour ne pas s’évanouir avant d’aider son voisin.

Dans ce numéro, nous avons choisi de vous parler de la méditation de pleine conscience, la seule dont les effets sont validés scientifiquement (lire ici). Une pratique par ailleurs détachée de tout dogme, croyance ou religion. Un outil de bien-être, ou plutôt de mieux-être, puisqu’on attend souvent un craquage, une grosse remise en question ou un accident de santé pour s’y mettre.

Si les effets sur le stress, les troubles anxieux, le sommeil voire les douleurs chroniques sont souvent manifestes, la «pleine conscience» ne s’exerce pas à la petite semaine. Elle requiert un engagement important qui implique de libérer quotidiennement du temps. Un obstacle souvent dissuasif, tant que l’on est en bonne santé. Même si mettre son mental au repos est pourtant une excellente manière de le rester.

Utilisée également pour réduire les risques de rechute de dépression, la méditation permet de repérer le carrousel des idées noires, de le ralentir ou le stopper. Et si vous vous imaginez assis en tailleur les paumes tournées vers le ciel, vous découvrirez dans notre dossier qu’il est aussi possible de méditer en marchant.

Nous vous souhaitons un bel été, et vous donnons rendez-vous en septembre!

Pierre-Yves Muller
Rédacteur en chef