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Edito: Que la lumière soit… surtout moins nocive!

C’est bien connu, les ampoules les plus économiques et les plus performantes sont LED… Impossible d’y échapper, les incandescentes ont disparu et les halogènes placées loin dans les rayons. Pourtant, cette source d’éclairage ne cesse de nourrir la polémique, tant pour des raisons de confort que de santé.

Trop blanc, trop éblouissant, le rendu lumineux chez soi ne correspond que rarement aux attentes, malgré des essais sur le point de vente. Normal, puisque la taille de la pièce, son emplacement et son équipement sont des critères déterminants. Une teinte correcte en magasin peut être glaciale dans un petit hall d’entrée ou dans une chambre à coucher. Choisir est donc un casse-tête, même pour le consommateur éclairé… c’est-à-dire celui qui aura oublié les traditionnels watts et portera son regard sur le nombre de lumens et la valeur en kelvins affichés.

En revanche, à l’extérieur, c’est une toute autre histoire... En effet, les phares des véhicules et les lampes de poche sont, eux, souvent équipés d’éclairage LED. Et là, impossible de ne pas subir, et donc de mettre ses yeux en danger. L’agence nationale française de sécurité sanitaire (ANSES) pointe ce risque sanitaire depuis 2010 déjà. En cause: la forte proportion de lumière bleue des LED. Phototoxique pour l’œil, cette teinte provoque un stress néfaste pour la rétine. Le risque est particulièrement élevé chez les enfants, puisque leur cristallin, en développement, ne peut pas filtrer efficacement la lumière bleue. L’Institut français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publiait, en 2015, puis en 2017, des études confirmant ces risques (lire pages 16-17).

S’il est avéré qu’une ampoule LED est jusqu’à dix fois plus économique qu’une incandescente, sept fois plus qu’une halogène et que sa durée de vie est environ cinq fois plus longue, les risques sanitaires ne sont pas encore suffisamment pris en considération. Le citoyen est donc, une fois de plus, pris en otage entre des critères économiques, écologiques et sanitaires. Il a certes le choix de ne pas l’être en appliquant certains de nos conseils, mais jusqu’à un certain point seulement…

Zeynep Ersan Berdoz