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10 sacs en papier: quatre cabas sur dix ne tiennent pas l’eau

Mouillés, seuls deux sacs sur dix assurent: ils ne se déchirent que lestés d’au moins 22 kilos. Dans la même situation, les moins fiables ne supportent pas le moindre gramme.

Vendredi soir, entre les caisses et le parking: vous venez de faire les courses pour le week-end et, un «cornet en papier» plein à craquer dans chaque main, vous vous hâtez vers votre voiture, sous une pluie battante. Arrivé à votre véhicule, vous posez les cabas par terre pour ouvrir le coffre, saisissez les sacs et d’un seul mouvement, les hissez à l’intérieur.

Mais… l’humidité du sol a fait son travail de sape: le fond des cabas lâche, et vos courses se répandent sur le parking. La prochaine fois, jurez-vous, vous vous équiperez de sacs en plastique!

Pareille mésaventure n’a rien d’inéluctable. Le test de Bon à Savoir montre que certains sacs sont capables de remplir leur fonction, même détrempés. Notre magazine a confié à l’Institut allemand pour la recherche et l’information sur les produits (IPI) le mandat de tester dix sacs en papier vendus dans autant de commerces helvétiques. Ne manque au palmarès que le cabas de Jumbo, qui ne mettait à disposition dans ses commerces que des sacs en plastique lorsque notre test a été effectué.

Simulateur de marche

• Première épreuve: le test de «capacité de charge dynamique». Remplis de granulés de sable artificiel, les sacs sont balancés au bout du bras d’un robot simulant ainsi la marche humaine. Le remplissage se poursuit… jusqu’au point de rupture.
Les candidats les plus faibles n’y ont pas survécu: les cabas Coop et Pick Pay se sont déchirés alors que la charge n’excédait pas 15 kg. Les plus robustes, en revanche – signés Globus et Denner – tiennent parfaitement le coup jusqu’à 19 kg.

Traités, plus résistants

• Deuxième épreuve: la capacité de charge des sacs mouillés. Pour la mesurer, l’Institut IPI a plongé chaque cabas durant cinq minutes dans cinq centimètres d’eau. Ceux qui s’en sortent le mieux sont les sacs Migros et Globus. Ils peuvent porter jusqu’à 24 kg dans ces conditions, sans se déchirer. Leur secret: tous deux sont traités avec une résine de formaldéhyde qui augmente l’imperméabilité de chaque fibre constituant le sac. Revers de la médaille: les sacs ainsi traités se laissent difficilement recycler, les fibres se dissolvant mal dans l’eau. La charge pour l’environnement est donc plus élevée.
Le traitement aux formaldéhydes n’est d’ailleurs pas la panacée. Les cabas de Denner et Waro le prouvent, puisque «non traités», ils supportent une dizaine de kilos (mention «bien»). Un bon résultat qui n’est pas une complète surprise, puisque Waro bénéficie de la plus longue expérience dans la branche: en 1906 déjà, la firme VP Vereinigte Papierfabrik déposait une patente pour son article «Mains libres»: un sac en papier pourvu de poignées… Le cabas moderne était né.

Poignées faibles

• Mais ce sont précisément ces poignées qui, aujourd’hui, sont le talon d’Achille des cabas. Car le test de capacité de charge montre que la plupart du temps, lorsque le contenant résiste, l’une des poignées lâche, et c’est le scénario catastrophe: la charge est trop élevée pour l’autre, et les bords du sac se déchirent à leur tour. Raison pour laquelle les poignées ont dû encore faire la preuve de leur résistance en dépit de l’humidité. Les sacs ont donc été plongés à nouveau cinq minutes dans l’eau, côté haut en premier, cette fois-ci. L’épreuve a montré que les cabas Migros résistaient mieux à l’eau que leurs poignées: une fois mouillées, celles-ci ne résistent qu’à 6 kg de charge avant de se déchirer. Seul Globus convainc avec une charge maxi de 10 kg. En revanche, Coop, Spar, Pick Pay et Visavis obtiennent des résultats encore plus mauvais que Migros: toutes les poignées ont lâché à 3 petits kilos de charge. Mention: insuffisant.

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