Sommaire
- Quand l’inflation s’en mêleEn 1990, le taux d’intérêt minimal était de 4% et l’inflation de 5,4%: le capital du 2e pilier a donc augmenté de 4%, mais le pouvoir d’achat était inférieur de 1,4% par rapport à l’année précédente. L’an dernier, en revanche, le taux minimal était de 2% seulement et l’inflation de – 0,5%: le capital n’a donc augmenté que de 2%, mais valait réellement + 2,5%. C’est un fait.Toutefois, les caisses de pension n’ont pas l’obligation d’indexer les rentes, et le font donc peu. Or, ce qui se payait 1000 fr. en 1995 vaut aujourd’hui 1123 fr. Donc, dans cet exemple, le pouvoir d’achat d’un retraité a perdu 11%. Imaginons un scénario identique avec un futur retraité de 2016, nanti d’une rente calculée avec un taux de conversion baissé à 6,4%. Quinze ans plus tard, il aura perdu deux fois plus que son prédécesseur: 11% dus à l’inflation + 11% dus à la baisse de la rente initiale.
Bon à Savoir
23.02.2010
Dernière mise à jour:
06.07.2022
06.07.2022
La campagne pour la votation du 7 mars, proposant de baisser les rentes du 2e pilier, bat son plein, chaque parti brûlant ses dernières cartouches, lesquelles font souvent plus de bruit que de sens. Les syndicats et la gauche continuent de parler de «vol des rentes» et, à l’inverse, les milieux économiques et la droite persistent à prétendre qu’il manque d’ores et déjà 600 millions de francs chaque année à la prévoyance professionnelle.
Les uns comme les autres s’...
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