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Bientôt la fin du scandale de l’Avastin

Ce traitement coûte 20 fois plus cher en Suisse. «C’est un scandale dans le contexte de hausse des coûts de la santé», s’indigne Mark Cave à Genève.

Pour soigner la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), une filiale de Roche avait fait homologuer le médicament Lucentis, facturé plus de 1000 fr. On a découvert depuis qu’un anticancéreux, l’Avastin, qui coûte quelque 50 fr., traite aussi efficacement la DMLA, mais les fabricants ne sont pas pressés de faire homologuer cette indication, histoire de préserver leurs marges sur le Lucentis et autres médicaments aussi coûteux. Seuls ces derniers sont reconnus, et donc remboursés, pour soigner la DMLA (lire «Avastin: le malin statu quo»). «La Commission de la concurrence suit ce dossier de près depuis 2012, mais elle n’a pas trouvé d’indices justifiant une intervention», indique son vice-directeur Olivier Schaller. Après plusieurs interventions parlementaires, le dossier finit par avancer. «Un projet sera mis en consultation avant l’été pour élargir les indications de l’Avastin et le faire rembourser», promet Grégoire Gogniat, porte-parole de l’OFSP.

chr