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Prudence avec les automates tactiles

Santé Une enquête montre que les écrans des distributeurs de billets sont souvent sales. Face au coronavirus, il importe donc de bien se laver les mains après les avoir touchés.

Et si vous tombiez malade après avoir acheté un ticket de transports publics à un automate? En Suisse, la plupart de ces appareils sont pourvus d’un écran tactile. C’est pratique, mais les surfaces sont loin d’être toujours propres. Une enquête réalisée par notre partenaire alémanique K-Tipp révèle ainsi que la moitié des distributeurs testés contenaient trop de germes.

Cette propreté lacunaire a de quoi susciter des inquiétudes, puisque, selon l’OFSP, «le coronavirus peut aussi se trouver sur les surfaces que l’on touche». K-Tipp n’a pas pu établir sa présence sur les écrans tactiles, parce que ce test n’est pas disponible, à l’heure actuelle, pour les entreprises privées. Mais les résultats sont l’occasion de souligner qu’on minimisera le risque en se lavant les mains après avoir pris un ticket ou retiré de l’argent à un distributeur. Si cette mesure d’hygiène ne peut pas être prise immédiatement, on évitera de se toucher le visage dans l’intervalle.

Faute d’analyses pour le coronavirus, les examens de K-Tipp se sont concentrés sur la présence de germes et de bactéries E. coli. Vingt appareils ont été testés, pour la plupart en Suisse alémanique, avec deux prélèvements à Lausanne et deux à Fribourg. Les experts n’ont trouvé de bactéries fécales E. coli nulle part. C’est une bonne nouvelle, car certaines souches peuvent provoquer des infections sérieuses.

Les germes, eux, ne sont pas dangereux en tant que tels, mais ils constituent un bon indicateur de propreté. Onze écrans en abritaient une quantité importante qualifiée de «pas hygiénique» par K-Tipp, dont un automate CFF de la gare de Lausanne et un bancomat de Credit Suisse à Fribourg.

Les CFF ont répondu qu’ils nettoient leurs appareils plusieurs fois par jour, selon l’emplacement. En raison du coronavirus, l’ex-régie fédérale invite ses clients à acheter, autant que possible, leurs titres de transport sur leur smartphone ou par internet. Credit Suisse a botté en touche: «Nos distributeurs automatiques de billets sont nettoyés régulièrement. Nous ne divulguerons pas d’autres détails.» Une opacité regrettable, mais qui confirme finalement l’importance d’avoir une hygiène rigoureuse des mains!

Sébastien Sautebin