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Cet été, on découvre l’autre Suisse

Vavances Pourra-t-on franchir les frontières cet été? C’est peu probable, mais les idées pour changer d’air sans aller très loin ne manquent heureusement pas: bienvenue chez vous!

Entre l’été à la mer et l’hiver sur les pistes, l’année passe trop vite pour trouver encore le temps de jouer aux touristes sur nos terres. On peut, pourtant, se dépayser sans décalage horaire: à défaut de passer la douane, en 2020, franchissons les frontières linguistiques.

 

1. Les grands défis

Pour dévaler un sentier en VTT, pédaler le long de l’Aar, parcourir un marathon en rollers ou tester son physique sur des sentiers aériens, une seule référence: le site suissemobile.ch recense les itinéraires balisés en donnant toutes les informations utiles.

Moins physique, le Grand Tour de Suisse emmène les véhicules motorisés sur un parcours circulaire de 1600 km. Le programme, qui évite les autoroutes, est copieux, avec une douzaine de sites recensés à l’Unesco, vingt-deux lacs et cinq cols alpins.

Pour prolonger les escapades sans se ruiner, les auberges de jeunesse offrent des hébergements abordables aux couples, aux familles et aux petits groupes. Les adresses de vacances à la ferme, campings et autres gîtes de montagne ajouteront encore du sel à l’expédition.

 

2. L’autre capitale

Les musées ouvrent le 11 mai: on se réjouit! A Zurich, l’ancienne fabrique de yoghourts Toni abrite désormais une haute école et une partie du Musée du design, le Museum für Gestaltung. Le programme de l’été s’annonce riche avec, entre autres, une exposition dédiée aux nouvelles technologies, avec des projets prometteurs dans le domaine des matériaux durables, de la robotique et de l’impression 3D. Dans ce laboratoire, on pourra observer, toucher et essayer!
Toujours sur les bords de la Limmat, le magnifique musée Rietberg présente cet été une exposition sur le théâtre d’ombres de Java, l’une des formes les plus anciennes, aujourd’hui encore vivantes, de la tradition théâtrale asiatique.

Après ce bain de culture, prévoir une petite trempette dans les multiples bassins du spa aménagé sur le site de l’ancienne Brasserie Hürlimann. Sur le toit, une piscine en plein air offre une vue imprenable sur la capitale économique de la Suisse.

 

3. Les pieds dans l’eau

La Suisse n’a pas accès à la mer, mais ce n’est pas une excuse pour garder les pieds au sec! Sous réserve des décisions sanitaires à venir, voici quelques lieux choisis pour alterner mouvements de brasse et farniente.

⇨ A deux pas de la vieille ville de Lucerne, le «Seebadi» du XIXe siècle a été remis au goût du jour: douches, vestiaires, solarium et buvette offrent tout le confort requis pour se baigner dans le lac avec une vue imprenable sur le Pilate. Les familles opteront pour le Lido ou la rive sud, où les plages aménagées en pente douce sont gratuites.

⇨ A l’autre bout du lac des Quatre-Cantons, dans la réserve naturelle du delta de la Reuss, un archipel artificiel, la Lorelei, a été aménagé avec les matériaux d’excavation du tunnel de base du Gothard. Les îles sont recouvertes de sable et, quand souffle le foehn, le Sud n’est pas loin: on peut les rejoindre à la nage pour s’y prélasser.

⇨ A Berne, la piscine gratuite du Marzili, sous les fenêtres du Palais fédéral, est un paradis, en été. Les bons nageurs se lanceront dans l’Aar, les enfants préféreront le toboggan, les vagues artificielles et les jeux flottants de la Piscine du Ka-We-De, toute proche. Du bassin, on entend les animaux du zoo du Dahlhözli qui longe la rivière et dont une bonne partie est également gratuite.

⇨ Célèbre pour ses chutes d’eau toutes proches, la vieille ville de Schaffhouse a aussi son Rhybadi, un bain urbain rétro aménagé sur le Rhin, avec buvette et parasols: laissez-vous porter par le courant, et recommencez!

 

4. Ponts, viaducs et nature

Pour épater les visiteurs anglais au XIXe siècle, les chemins de fer rhétiques ont multiplié les ouvrages d’art, tel le viaduc de Landwasser dans les Grisons, qui surplombe la vallée à 65 mètres de hauteur. Il vaut la peine de s’offrir une carte journalière pour emprunter la ligne de l’Albula, inscrite au patrimoine de l’Unesco. Prévoir une halte dans le parc régional Ela, le plus grand des parcs naturels de Suisse, à cheval sur trois régions linguistiques. A Bergün, le Musée du chemin de fer ravira les aficionados du rail en racontant l’histoire de la construction de la ligne de l’Albula, avec ses innombrables ponts et tunnels hélicoïdaux.

Les possibilités de randonnées et les petits bourgs typiques ne manquent pas dans la région. On trouvera les propositions d’hébergement sur parc-ela.ch. Ne pas oublier, au retour, de s’arrêter à l’église de Mistail, restée intacte avec ses fresques moyenâgeuses.

 

5. Un petit Musée d’Orsay

Si le baromètre fait grise mine, mettez le cap sur Winterthour: la petite sœur de Zurich vaut largement le voyage pour la qualité et la diversité de son offre culturelle. Commencer par la collection Oskar Reinhart: ce riche industriel a constitué cette collection unique de tableaux et l’a léguée à la Confédération… à la condition qu’on ne change rien à l’ensemble exposé dans une belle propriété sur les hauts de la ville. De Bruegel à Vincent Van Gogh, avec une part importante de tableaux français du XIXe siècle et quelques statues, l’exposition permanente traverse l’histoire de l’art européen. Quant au Musée des Beaux-Arts, il n’a pas à rougir non plus de ses collections. Dans le même bâtiment se trouve le Musée d’histoire naturelle qui prépare pour l’été une exposition sur les marmottes.

Winterthour doit aussi sa notoriété à son Centre pour la photographie. L’institution met, cet été, Robert Frank, un photographe suisse majeur du
XXe siècle, à l’honneur.

Quand le soleil sera revenu, on ira voir les prouesses des vélos tout-terrain à dix minutes du centre, sur la piste de pumptrack aménagée dans le parc au bord de la rivière Töss. C’est l’une des premières du genre en Suisse et même les petits ont droit à un parcours adapté.

Winterthour étant à l’autre bout de la Suisse, il vaut la peine d’y passer la nuit. Par exemple, au Dépôt 195, gîte aménagé dans un ancien bâtiment industriel.

 

6. Un peu d’histoire

La prairie du Grütli, au bord du lac des Quatre-Cantons, a donné son nom au serment fondateur de la Suisse. Sur place, une petite exposition explique les origines de la Confédération. On y accède en bateau depuis Brunnen, sur la rive opposée, ou par un petit sentier qui descend du village de Seelisberg, du même côté.

Sur les hauteurs de ce village, on découvrira une des attractions du canton d’Uri: de spectaculaires remontées mécaniques construites pour exploiter des terres perchées entre lac et ciel. Elles sont aujourd’hui homologuées, mais fonctionnent à la bonne franquette, telle la petite télécabine qui rejoint l’alpage de Weid, au-dessus du petit lac alpin qui a donné son nom à Seelisberg. La vue est spectaculaire et les possibilités de randonnée multiples.

Cette escapade n’étant pas réalisable en un jour, on passera la nuit à l’auberge de jeunesse à Seelisberg ou à la ferme, à Weid.

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