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FNAC se montre tenace

Signer un contrat d’assurance et une autorisation de débit direct sans s’en rendre compte, ça peut arriver. Prétextant un rabais de 30 fr., les vendeurs de Fnac encourageaient leurs clients à donner leur numéro IBAN et à parapher un formulaire sans savoir très bien à quoi ils s’engageaient. Une fois rentrés, ils réalisaient avoir contracté une police d’assurance multimedia remboursant les dommages non couverts par la garantie, tels que casse, vol, perte ou oxydation (lire «Assurance FNAC: réfléchir avant de signer»). De nombreux lecteurs se sont plaints d’arguments de vente hasardeux et de promesses non tenues: difficile, ensuite, de résilier le contrat! En France, l’assureur SFAM a été condamné par la Répression des fraudes et le Parquet de Paris à une amende de quelque 10 millions d’euros. Une plainte de l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir suit encore son cours.
En Suisse, Fnac a dénoncé le 1er avril dernier le contrat qui la liait à la SFAM… mais l’aventure continue selon des procédés apparemment similaires sous la bannière de Multi Care+. «Ce n’est qu’arrivée à la maison que j’ai compris que j’avais été piégée», témoigne cette lectrice genevoise. De son côté, le porte-parole du distributeur soutient mordicus que les clients sont «parfaitement informés avant de signer». Aussi longtemps que les autorités suisses resteront les bras croisés, on se contentera de la seule défense vraiment efficace à disposition du consommateur: ne pas parapher un document qu’on ne comprend pas, même pour économiser 30 fr. chr