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Etat d'urgence

Manifestations violentes des gilets jaunes, émeutes et, pas plus tard que la veille, une fusillade meurtrière à Strasbourg… Les récents événements en France ravivent le spectre de la terreur et jettent un voile sombre sur les projets de vacances en cette fin d’année. Sont particulièrement touchés les marchés de Noël, qui attirent chaque année des milliers de touristes émerveillés par la féérie du mois de décembre.

Et quand l’odeur de la poudre remplace celle du pain d’épice, on peut comprendre que certains hésitent à partir sur les traces du Père Noël et envisagent de renoncer à leur excursion le long du Rhin. Peut-on dès lors annuler sans frais son voyage au dernier moment, en invoquant des risques sécuritaires?

Cela nous ramène à la bonne vieille notion de cas de force majeure, indissociable du monde du voyage. De manière générale, cette formule regroupe l’instabilité politique, la menace terroriste, les risques liés à la sécurité, les conditions climatiques incompatibles avec la réalisation d’un vol (pour les voyages en avion), et les grèves. L’idée sous-jacente est que la nature «hasardeuse» de ces événements ne permet pas objectivement d’en faire porter le chapeau à qui que ce soit lorsqu’un séjour doit être annulé pour l’une de ces raisons.

Dans le cas de notre amateur de vin chaud épicé à la magie de Noël, il paraît assez évident que s’il renonce à son excursion en invoquant la peur d’autres actes terroristes sur les marchés de Noël, ces circonstances dites extraordinaires doivent lui permettre d’annuler son voyage sans frais. De leur côté, les tour-opérateurs qui décideraient, pour des raisons sécuritaires, de limiter voire carrément supprimer certaines offres, pourront le faire sous couvert de la force majeure, sans engager leur responsabilité.

Dans tous les cas, souhaitons que cette vague de terreur ne soit que passagère et que tout le monde puisse terminer l’année dans des circonstances extraordinaires… au sens magique du terme.

Kim Vallon