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Apprendre à déguster le vin

Pour apprécier un bon vin, pas besoin d’être œnologue. Il suffit d’apprendre à laisser parler ses sens.

Très concentrés, les participants observent un verre rempli au quart d’un vin blanc jaune clair. Ils le sentent, l’agitent, le sentent encore. Enfin, ils goûtent le vin et le gardent en bouche avant de le cracher dans le pot prévu à cet effet.

«Comment décrivez-vous celui-ci?» demande l’animateur. Une participante se lance: «Nez intense!» Tout le monde est d’accord. Mais, au moment de mettre un nom sur l’arôme, les idées divergent: la note est-elle florale, fruitée, minérale, boisée, épicée, balsamique ou chimique? Et pour les fruits, duquel s’agit-il? Les idées fusent jusqu’au verdict: nez de levure avec touche minérale, puis fruits du verger. A servir avec un poisson du lac.

Eh oui, déguster un vin ne se limite pas à y détecter un éventuel goût de bouchon. Tout l’art est d’associer une sensation éphémère à des parfums connus. Pour stimuler les sens de l’odorat et le goût, largement sous-exploités au quotidien, certains cours commencent même par une dégustation d’eau salée, puis sucrée.

Choisir un vin pour lui-même
Les initiations à la dégustation rencontrent un succès croissant en Suisse romande. Mais à quoi servent-elles? «Leur but est d’apprendre à parler du vin en le laissant parler», résume Steve Bettschen, enseignant au Club des amateurs de vins exquis (CAVE) à Gland. Judith Auer, responsable de l’Ecole du vin de Changins, estime qu’on apprend à se connaître soi-même en dégustant. Pour Christel Andrey, responsable de la formation personnelle à l’Ecole-Club Migros de Fribourg, un cours de dégustation devrait permettre de choisir un vin pour lui-même, et pas seulement en se fiant à son prix.

Mais attention, la dégustation exige une grande concentration, ce qui n’est pas forcément facile après une journée de travail: mieux vaut donc ne pas s’y lancer seulement pour se changer les idées, comme on prendrait une leçon de cuisine chinoise. L’apprentissage doit en outre se prolonger sur la durée. Le cours n’est en effet que le prélude à une longue démarche personnelle qui implique de répéter le même exercice à chaque fois qu’on dégustera un autre vin pour, petit à petit, se créer sa propre vinothèque mentale.

Reste enfin à choisir son initiation parmi toutes celles qui sont proposées, de l’Ecole-Club Migros à l’Ecole du vin de Changins/Nyon (ouverte au grand public même si elle délivre aussi des diplômes professionnels), en passant par les Universités populaires et les clubs d’amateurs affiliés à une cave (voir tableau). A part le budget et le temps disponibles, les capacités pédagogiques de l’animateur jouent un rôle prépondérant, mais il est malheureusement impossible de les évaluer sur la base d’un programme de cours. Un autre critère est le nombre de participants: moins il y en a, plus ceux qui sont présents pourront s’exprimer et progresser.

Quant au choix du cours, à chacun de voir s’il préfère y aller en douceur avec une véritable initiation, assez théorique, ou bien attaquer directement par une soirée thématique. Pour se chauffer les papilles, on peut aussi, entre amis, commencer par un coffret de dégustation (www.lenezduvin.fr ou www.petite-degustation.com).

Pour télécharger le tableau comparatif des produits, se référer à l'encadré.

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