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Du lait pour tous les goûts

Les sigles UP, UHT, PAST sont entrés dans le langage courant des consommateurs de lait. Pourtant, qui sait réellement ce que cachent ces sigles? Bon à Savoir a procédé à leur décodage.

Les Canadiens et les Américains sont de grands buveurs de lait. Les Heeney, famille suisse-canadienne, installée à Satigny, ne dérogent pas à cette habitude. Tous les jours, Monica, son mari et leur fils de 18 ans, Christopher, engloutissent environ 6 l de lait de vache. Ce qui fait, au bas mot 42 l par semaine! Et ce n’est pas n’importe quel lait. Depuis plus de 20 ans, ils ont jeté leur dévolu sur le M-Drink pasteurisé de 1 l de Migros.
Mais voilà, en février dernier, le grand distributeur retire de son assortiment cet article pour le remplacer par le M-Drink de 2 l, prétendument identique. Monica n’y trouve pas d’inconvénient. Après tout, 2 l c’est la quantité nécessaire pour une matinée. Mais le lendemain, devant son bol blanc, notre lectrice voit rouge. «Ce lait n’avait plus du tout le même goût que celui que nous connaissions», se souvient-elle. Scandalisée, elle contacte le Service consommateurs de Migros. Ce dernier lui explique que la pasteurisation a été abandonnée au profit de la haute pasteurisation, une technique permettant de conserver le lait plus longtemps (lire encadré ci-dessous).

Goût différent
Début mars, devant le tollé général que provoque le nouveau format, Migros réintroduit le M-Drink de 1 l, mais pas la pasteurisation. Pourquoi un tel choix? «Parce que ce ne sont plus les fournisseurs locaux qui approvisionnent en lait pasteurisé les coopératives Migros des cantons de Genève et de Vaud, mais notre entreprise. Et ici, nous ne fabriquons que du lait haute pasteurisation et du lait UHT», répond Gilles Oberson, directeur d’Elsa, une usine de production des produits laitiers de Migros. Et d’ajouter: «En fonction du traitement thermique, on peut effectivement relever des différences au niveau du goût.» Un aveu qui confirme les impressions de Monica, mais qui n’arrange rien à sa situation. Son lait, elle va donc désormais l’acheter à l’épicerie du village.

Marisa Dürst