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Abricots secs ou noix de cajou: c’est plus cher en vrac

ZÉRO DÉCHET Les produits en vrac proposés chez Coop et Migros sont limités et plus onéreux que ceux qui sont préemballés. Pourtant, les deux grands distributeurs disent vouloir utiliser moins de plastique.

La vente en vrac résonne fort dans le sillage du mouvement «zéro déchet» et de la prise de conscience écologique générale. Pourtant, en termes de parts de marché, le phénomène est encore marginal. Les grands distributeurs suisses se montrent frileux, malgré leurs intentions affichées de réduire les emballages. Migros Genève a lancé un projet pilote dans l’une de ses succursales, il y a trois ans. Depuis, Migros dit avoir élargi le concept à quatre autres magasins.

Pour l’heure, l’offre en vrac ne s’est donc pas vraiment développée dans les grandes surfaces. Elle se cantonne aux fruits et aux légumes. Dans certaines grandes filiales, on trouve aussi des fruits secs et des noix à peser soi-même. Le hic, c’est que ces produits sont très souvent vendus plus cher en vrac qu’en sachet, même si leur provenance et leur mode de culture sont identiques.

Chez Migros, ces produits sont conditionnés par la même entreprise: Delica à Birsfelden (BL). Les pistaches étasuniennes, par exemple, sont vendues près de 43% plus cher en vrac qu’en sachet. Seuls les cernaux de noix du Chili sont plus avantageux en vrac. De son côté, Coop propose des abricots secs de Turquie dont le prix est majoré de 110%.

Tarage impossible!

Le constat est similaire au rayon fruits et légumes. Comme nous l’avions montré en décembre dernier (lire «Mêmes légumes à prix différents»), les carottes, les oignons ou les champignons sont également moins chers emballés qu’en vrac.

Migros et Coop expliquent tous deux que le prix des fruits secs en vrac est un prix unitaire moyen. Par ailleurs, la maintenance des boîtes en vrac est plus coûteuse, ce qui se répercute sur le prix.

Un autre écueil désavantage les clients qui souhaitent éviter de générer des déchets en apportant leur propre récipient. En effet, ils ne peuvent pas soustraire le poids de leur contenant lors de la pesée, car il est impossible de tarer la balance. S’il s’agit, par exemple, d’un bocal en verre, la facture peut rapidement grimper. Les deux grands distributeurs affirment chercher une solution à ce problème. Mais, à les entendre, l’offre en vrac s’adresse avant tout aux clients qui aiment pouvoir faire un mélange, selon leur humeur. Les consommateurs soucieux de réduire leur impact écologique apprécieront.

Sandra Porchet