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Le sucre sale les coûts de la santé

A propos de notre article «Trop de sucre, les petits pas ne suffisent pas!» (9/19)

«Dans quelques années, le sucre fera plus de victimes que le tabac et l’alcool», alerte Benjamin Boutrel, chercheur au Laboratoire de neurobiologie des troubles addictifs et alimentaires du CHUV, dans un récent article paru dans 24 heures. N’est-il pas évident, dès lors, que la stratégie des petits pas, celle qui se limite à baisser «d’ici à 2024 les teneurs en sucre de 10% dans les yogourts et de 15% dans les céréales», ne suffira pas à répondre à ce problème majeur de santé publique, dont les coûts, tant sanitaires que sociaux et financiers, sont déjà colossaux? N’est-ce pas plutôt à l’arrêt total du sucre ajouté dans les denrées alimentaires qu’il faut tendre, urgemment et avec détermination?

Selon l’article 118 de la Constitution fédérale, «la Confédération prend des mesures afin de protéger la santé»: n’est-ce pas alors aux politiques d’être des forces de propositions et d'actions, en favorisant les incitations, voire en imposant des obligations et des interdictions, si nécessaire?

Si on ne change pas immédiatement et radicalement de cap, une question économique se pose également. Comment notre système de santé – déjà ultrasollicité – supportera-t-il les coûts additionnels de cette «bombe à retardement» que sont l’obésité et le diabète, selon la directrice générale de l’OMS?

Claudio Citella