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Le Nutri-score a une visée nutrionnelle seulement

A propos de notre article «Nutri-score: la léthargie de Coop et de Migros» (11/19)

Je prends connaissance de votre article sur le Nutri-score et m’étonne de tant d’engouement. Le Nutri-score tient-il compte de la présence de pesticides? A ma connaissance, ce n’est pas le cas. Le Nutri-score tient-il compte du mode de production des produits? Je ne le crois pas non plus. Ainsi, vous pouvez vous retrouver avec une tranche de bœuf d’Uruguay dont l’impact climatique est désastreux en termes de transport et qui est susceptible de contenir des OGM, des traces de pesticides, des antibiotiques et des hormones de croissance. Et malgré cela, cette viande pourrait être étiquetée en «A vert» pour ses propriétés nutritives en fer, par exemple. Est-ce bien avisé?

Le Nutri-score ne cherche qu’à rassurer le consommateur, non à l’informer et c’est regrettable. Il existe des Ecoscores (type Beelong) qui, eux, tiennent compte de paramètres bien plus nombreux dont l’impact du produit sur l’environnement et de sa qualité réelle. Ils informent ainsi de manière synoptique clairement et bien plus complètement le consommateur. Aussi, je ne comprends pas pourquoi Bon à Savoir privilégie et met plus en lumière le Nutri-score que l’Ecoscore?

Christine Mayor

Le Nutri-score n’est certes pas parfait. Mais, selon Bon à Savoir, il constitue un progrès dans l’information aux consommateurs. L’enjeu est d’avoir un système d’étiquetage unifié dans toute l’Europe qui permet de facilement comparer les produits entre eux sur le plan nutritionnel (sucre, sel, graisses, etc.). Ce système ne tient effectivement compte ni des additifs ni du mode de production. Les démarches, type Beelong, ont un autre objectif en permettant la traçabilité des produits et en facilitant les circuits courts. Mais un système n’empêche pas l’autre.

La rédaction