Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Edito: Garder l’œil ouvert

En vingt-deux ans, Bon à Savoir a publié pas loin de 1000 tests comparatifs. Ces analyses de produits ou de services ne visent pas uniquement à vous guider dans une jungle d’offres toujours plus touffue, opaque et complexe, mais également à maintenir une protection active des consommateurs. Par une information indépendante et neutre, tout comme une vigilance permanente. Notre but est clair: pousser les fabricants et les prestataires à plus d’égards et de transparence. Et revenir à la charge si nécessaire.

C’est ainsi que, périodiquement, nous reconduisons des tests effectués par le passé pour vérifier si des améliorations ont été apportées.

En 2015, nous avions fait analyser quatorze bâtonnets de poisson, exercice que nous avons reconduit dans ce numéro avec seize échantillons. Premier constat: il n’existe toujours aucune directive réglementant la composition des sticks de poisson en Suisse, les fabricants restant totalement libres quant au genre et à la quantité des ingrédients utilisés pour ces aliments.

Si le test précédent n’avait pas révélé de présence significative de mercure, ce sont cette fois-ci treize échantillons sur seize qui affichent des traces, même si elles restent en deça des limites tolérées.

Le problème le plus marquant dans cette comparaison se trouve ailleurs. Les sticks industriels renferment de moins en moins de poisson: dix produits en contiennent une part inférieure à celle trouvée il y a trois ans! Dans un cas, cette proportion a même passé de 75% à 55%, sans que l’étiquetage le mentionne, et ce, pour un prix identique. Tous les fabricants ont pourtant nié avoir procédé à une telle réduction.

Cette pression que nous exerçons sur l’industrie, avec votre soutien, trouve parfois des issues plus favorables. La décision de Nestlé, à la fin de juin, d’afficher le Nutri-score sur tous ses produits, marque de ce point de vue un pas important vers une plus grande transparence et une meilleure information. Après Danone au début de l’année, la multinationale basée à Vevey rejoint ainsi le système de notation en cinq couleurs que nous soutenons activement depuis plus de deux ans (lire en page 24). Le succès de notre application Nutriscan, qui compte à ce jour plus de 30 000 références de produits vendus dans les grandes surfaces suisses, montre clairement que les consommateurs souhaitent voir le Nutri-score se généraliser. On attend donc avec impatience que les distributeurs l’adoptent également sur leurs produits en marque propre!

Toute l’équipe de Bon à Savoir vous souhaite de belles vacances! Et, durant l’été, continuez de nous suivre sur bonasavoir.ch.