Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Il était un foie (gras)...

Apriori, non: le foie gras n’est en effet pas bon pour le cœur, car il est très gras (45% de matières grasses), très calorique (450 kcal pour 100 g) et riche en cholestérol. Pourtant, plusieurs études ont démontré que les habitants du Sud-Ouest de la France souffrent moins de maladies cardiovasculaires et ont une meilleure espérance de vie que leurs compatriotes...
Ce paradoxe s’explique par la bonne qualité de la graisse d’oie. Or, plus de la moitié de cette graisse est constituée d’acides gras monoinsaturés. Semblable à l’huile d’olive, elle a donc la particularité de faire baisser le taux de mauvais cholestérol!

Sans excès
A son avantage, le foie gras est aussi riche en fer et en vitamine A. Or, cette vitamine joue un rôle important pour la vision et pour maintenir la peau saine. Et il contient aussi des vitamines du groupe B, notamment l’acide folique, qui joue un rôle préventif dans les maladies cardiovasculaires.
Il n’y a donc aucune raison diététique pour retirer le foie gras de la table de Noël. Cependant, il convient de le réserver pour des occasions exceptionnelles car, consommées en excès, toutes les graisses restent néfastes pour la santé.
Reste le problème éthique que pose le gavage des oies. Mais il s’agit là d’une autre histoire, plutôt ancienne... Le foie gras a été découvert il y a 4500 ans. Les Egyptiens avaient en effet remarqué que les oies sauvages étaient plus savoureuses, en particulier leur foie, lorsqu’elles étaient capturées juste avant leur départ en migration. Car pour préparer leur long voyage, ces palmipèdes avalaient des figues en abondance, constituant des réserves de graisses stockées essentiellement dans leur foie.

Déjà les Egyptiens
Les Egyptiens furent donc les premiers à reproduire cet acte de gavage, avant les Romains et les Gaulois. Mais ce n’est que vers le XIVe siècle que les oies apparurent en France, plus précisément dans le Sud-Ouest. Les figues furent aussi rempla-cées par du maïs rapporté d’Amérique par Christophe Colomb.
Doris Favre, diététicienne