Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Des traductions qui n’en sont pas

A propos de notre brève «Traducteurs trop pressés» (1/19)

En tant que traductrice professionnelle, j’étais surprise de lire qu’une mauvaise déclaration, en français et en italien, sur une étiquette d’agrumes trouvée chez Denner serait la faute à des «traducteurs trop pressés». Malgré votre jeu de mot, je peux vous assurer qu’un traducteur professionnel ne fera jamais une erreur si monumentale même s’il est pressé. C’est un véritable métier qui s’apprend en faisant des études universitaires, en tout cas en Suisse et dans la plupart des pays européens.

Force est de constater que des erreurs aussi incroyables arrivent parce que les distributeurs ou bien l’imprimerie ne confient pas leurs traductions, à des professionnels – qu’il faut payer comme tout autre fournisseur –, mais à un collaborateur non formé pour la traduction ou simplement à un algorithme de traduction à disposition, gratuitement bien sûr, en ligne. Ou alors, parce que la traduction complète est peut-être trop longue pour l’espace prévu sur l’étiquette et qu’on décide de couper simplement le mot «écorce» qui ne semble pas si important…

L’erreur que vous mentionnez n’a donc rien à voir avec une «traduction» proprement dite. De nombreux traducteurs professionnels en Suisse travaillent tous les jours pour que les habitants de ce pays aux quatre langues nationales puissent se comprendre mutuellement et aussi pour rendre compréhensibles les descriptions de nombreux produits pour le consommateur. Je pense qu’ils méritent du respect pour leur travail de qualité.

Anita Geiser