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Congé paternité: allô papa bobo

Ce mercredi 11 septembre pourrait marquer un tournant décisif dans le dossier brûlant du congé paternité en Suisse. En effet, le Conseil national devrait aujourd’hui clore les débats parlementaires sur l’introduction d’un congé «paternité» de quatre semaines (initiative populaire) et de deux semaines (contre-projet parlementaire indirect). La décision finale reviendra au peuple dans le cadre d’une votation.

Quelle que soit la solution choisie, cela permettra de combler une lacune qui place la Suisse dans le rang des mauvais élèves en matière de congé parental. Rappelons qu’à ce jour, aucune loi ne mentionne le droit à un congé paternité en Suisse.

Comment font les travailleurs suisses pour gérer l’arrivée d’un enfant dans la famille, alors? En jonglant tant bien que mal avec les dispositions légales concernant l’octroi de congés, faute de mieux.

Dans le secteur privé, l’employeur se doit d’accorder au travailleur «les heures et congés usuels» à l’occasion des événements familiaux. L’employé peut donc demander un à deux jours de congé à l’occasion de la naissance de son enfant, en principe payés. Le contrat de travail ou le règlement d’entreprise peut se montrer plus généreux – ainsi, certaines entreprises «offrent» un congé d’une semaine. Les conventions collectives de travail prévoient aussi souvent un congé plus étendu pour les pères, de même que la plupart des lois sur le personnel de l’Etat.

Malgré ces quelques aménagements plus ou moins généreux, le constat est sans appel: les  jeunes papas suisses sont bien mal lotis en comparaison avec leurs homologues européens, et il devient vraiment urgent de légiférer une bonne fois pour toute sur cette question de société et ancrer un congé paternité dans la loi. À suivre…

Kim Vallon