Qui paie les pots cassés?

BàS / n° 2012-02 (p.3)

En novembre dernier, Bon à Savoir écrivait que les principales caisses maladie ne prévoyaient pas de réduire les primes 2012 de leurs complémentaires. Elles se rangeaient alors derrière le flou qui règne dans le domaine, admettant toutefois un certain allégement de leur frais, l’assurance maladie de base prenant en partie à sa charge la libre hospitalisation dans toute la Suisse.

Dans ce flou général, la rédaction et le Service juridique de Bon à Savoir observent de possibles dérives dans la prise en charge des complémentaires. Il est donc primordial – aujourd’hui plus que jamais – de demander à son assureur une confirmation écrite de la prise en charge des frais hospitaliers et médicaux avant toute intervention.

Chez Supra, en revanche, la situation est plus tranchée: l’assureur a, en effet, restreint unilatéralement la liste des cliniques et des hôpitaux couverts par certaines de ses assurances complémentaires. Face à ce constat et à l’ampleur des plaintes, votre magazine d’information et de défense des intérêts des consommateurs a décidé de porter l’affaire devant la justice.

Cette dérive avérée et celles pressenties sont la conséquence de la nouvelle planification hospitalière, décidée – rappelons-le – par les Chambres fédérales en 2007 déjà. Ainsi, une fois de plus, ce sont les assurés qui paient les pots cassés ou très nettement fragilisés!

Maigre consolation: le peuple sera tout bientôt appelé à se prononcer sur la modification de la loi fédérale sur l’assurance maladie. Une occasion d’exprimer son attachement au libre choix du médecin et, surtout, de refuser que les critères économiques l’emportent sur la qualité des soins.

Zeynep Ersan Berdoz